Une fois n’est pas coutume, nous embarquons sur Anividig pour une sortie avec les copains de la VGA. A bord Gildas, Bertrand, Fred, et Gwenole participant régulier tous les 6 ans, qui apportera une touche indispensable de discipline à cet équipage (est ce que je te demande si ta m…). Bref on s’égare. Et moi même naturellement.
Destination, le port de Dahouet, moins de 10 miles de Binic, juste la baie de Saint Brieuc à traverser. A noter que l’expression bien connue « aller à Dahouet », reste inconnue de Google et probablement réservée au seul petit Gildas (équivalent du petit Larousse).
Une première, nous sommes accompagnés des locaux de l’étape, Denis et Thierry sur Gwenine, un first 210 bleu (un peu délavé, hum…) qui ont fait une longue préparation en bûchant les cartes de navigation. Suivra sur ce tour notre camion assistance avec Carole et Isabelle, qui nous rejoindront à Dahouet pour assurer la sécurité des 2 équipages (Ricard, pâté, Rosé, bretzels and Co).
Samedi 6h lever de tout l’équipage (ou presque). Gwenole rejoint le bord comme prévu à 6h15, 6h45, avec 2 pack de 6 et des crêpes, que lui a préparé sa maman pour cette épopée. Que ferait on sans elles ?Une toilette de chat et An Ividig quitte le catway pour une sortie impérative du bassin avant fermeture des portes de Binic à 7h15.
Pendant ce temps, Denis et Thierry rament jusqu’à leur embarcation dans la chaleur moite de l’été et quittent le port de Saint Quay Portrieux a 7h pour nous rejoindre pour un petit déjeuner copieux. La course est déjà bien engagée…
Bref c’est pas le tout, on a moins 2 noeuds de vent, le départ est donné au moteur, avant enfin d’hisser les voiles après avoir contourné les parcs à huîtres de le pointe de Pordic.
Une météo clémente, vent très faible mais pas de pluie finalement, nous emmènera jusqu’à la plage de Pléneuf, pour une escale à couple, suivi d’un repas copieux et une baignade rapide. Pas question de rentrer à Dahouet de suite, un peu de vent, une démonstration de force s’impose pour une régate éclaire, suivie d’une entrée victorieuse des 2 équipages dans le chenal qui rejoint le bassin de Dahouet.
L’idée est de partir se promener de suite tant qu’il fait jour pour découvrir les lieux encore inconnus pour certains. Les 2 bateaux sont amarrés, ni une ni deux, l’apéro démarre…et le camion d’assistance rejoint très vite les équipages.Les coureurs se contenteront finalement d’une visite de jour des sanitaires pour les plus curieux (et les plus pressés).
Les bouteilles se vident, les saucissons, pâté, olives et autres cacahuètes s’épuisent, il va être temps de rejoindre le yacht club (resto) « La voile » pour démarrer enfin l’apéro et le repas du soir. Le Sex on The Beach aura un succès certain, mais il est certain également qu’il n’y avait pas d’alcool dans cette limonade ☹️.
Nous avons partagé notre salle réservée que pour nous, avec d’autres convives qui avaient certainement aussi réservé la salle que pour eux…
Bonne ambiance, une jolie table et un excellent repas convivial et partagé entre adultes consentants (et le petit dernier, Erwann qui nous accompagnait ce soir, très sage).
On vide les lieux, un petit tour sur le port pour admirer le paysage et les feux des cardinales de nuit sur la mer. Retour aux bateaux pour un café, thé, rhum et au dodo. Journée éprouvante pour les équipages.
Une tempête très localisée semble s’être abattue cette nuit sur Gwenine et le camion assistance. Anividig a certainement été épargné, chance ! Seul un concert en DoDo majeur aurait été entendu à bord, paraît il.
Dimanche matin, obligation de quitter le bassin avant 9H30. Le vent se lève, déjeuner à Erquy à couple semble risqué. Il est prudent de repartir la ripaille avant le départ. Panique à bord, effet magnétique de la tempête ou hystérie collective, on finira par retrouver le second pâté intacte et à son emplacement d’origine, levant ainsi le discrédit sur l’équipage d’An Ividig et mettant fin aux rumeurs les plus folles.
La sortie du chenal sera mouvementée. On comprend pourquoi il ne faut pas aborder Dahouet par fort vent de Nord Ouest. Une houle se forme à l’entrée du chenal. Gwenine sortira en premier, An Ividig suivra et rencontra une série de problèmes techniques qui retarderont le départ à la voile.
Une drisse de GV coincée dans le feu de hune empêchant de hisser la voile. Nous finirons par la décoincer avec un stratagème élaboré.Puis une chaussure bateau décidera ensuite de quitter le bord. Après une 1ere tentative échouée de récupération (on notera au passage que ça flotte une chaussure bateau) nous perdons de vue l’objet précieux, et qui certainement rejoindra une tong elle aussi perdue en mer au mois d’août, et probablement échouée sur les îles.Pensez à donner à la SNSM pour leur sauvetage.
Gwenine aura presque disparu à l’horizon et Anividig hissera enfin les voiles pour les rattraper. Nous déjeunerons le midi à la pointe de Pordic à couple. Il y a du vent, la mer s’agite un peu, les bateaux s’entrechoquent pendant que les salades disparaissent dans les estomacs affamés des marins expérimentés.
On lève l’ancre, Gwenine prend le départ en direction des parcs à huître. An Ividig fera un détour mais une régate au près s’organise pour un parcours jusque Saint Quay Portrieux. Les 2 bateaux se quitteront à l’arrivée et Anividig regagnera Binic son port d’attache en un quart d’heure (c’est une expression).
Nettoyage du bateau et douche pour d’autres, l’équipage semble satisfait de cette aventure et reprendra la route en direction de Paris, plein de souvenirs.
L’édition 2022 est désormais très attendue !
























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